Tous azimuts
Eté pourri
Qu'elle fut longue, la trève estivale ! Terminer une saison sur un spectacle doit être la même sensation qu'un sauteur à ski en bas du tremplin d'envol, là où la piste se recourbe vers le haut pour permettre au skieur de se jeter dans le vide avec des chances acceptables de retomber en un seul morceau, qui s'aperçoit que 1) les spectateurs sont partis 2) il n'y a plus de piste de réception et 3) vu 1) et 2), son costume est ridicule. Après notre spectacle, nous avons ressenti le vide sous nos pieds. Devant nous 3 mois sans scène, sans texte, sans trous de mémoire ni sans improvisations.
D'autant plus que, je ne sais pas pour vous, mais beaucoup de gens n'ont pas retrouvé ni en Juillet ni en Août ces qualités particulières qui donnent aux mois d'été toute leur saveur : un Paris vide, la chaleur écrasante qui rend le pays silencieux, les siestes crapuleuses des après-midi suffocants, les apéritifs-barbecues en tong dans le jardin et bière à la main.
Enthousiasme et urgence : "Mon royaume pour un plateau"
En somme, et pour reprendre une expression chère aux révolutionnaires de tout poil depuis 1917, nous sommes revenus faire du théâtre à la MJC d'Argenteuil parce que toute les conditions de ce retour étaient réunies; ce retour était inéluctable. Et pour toutes ces raisons, ce démarrage de saison s'est effectué "à fond", avec évidemment quelques dérapages dûs à un trop grand enthousiasme. Pour être honnêtes, quelques modifications au plan de vol de Sylvia aussi. Mais rien en comparaison de l'urgence que nous ressentions tous à repartir pour une nouvelle saison de surprises et de jeu, émaillée de pauses-gateaux qui, aujourd'hui, ont été les seules à avoir été photographiées. D'où les images ci-dessous.
A tantôt !



